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Publié par des-patriotes-de-france

221 migrants de la porte de la Chapelle accueillis dans le sud des Hauts-de-Seine
Paris (XVIIIe), mardi 9 mai 2017. Trois villes des Hauts-de-Seine (Châtenay-Malabry, Issy-les-Moulineaux et Malakoff) vont héberger 221 des 1 609 migrants recensés sur le campement de la Porte de la Chapelle évacué dans la matinée. (AFP)

Deux cent soixante-sept migrants en novembre 2016, 221 cette fois-ci. Ce mardi, l’Etat a sollicité une nouvelle fois trois villes du sud des Hauts-de-Seine (Issy-les-Moulineaux, Malakoff et Châtenay-Malabry) pour héberger temporairement des migrants évacués le matin du campement de la Porte de la Chapelle (Paris XVIIIe).

Ces hommes, pour la plupart originaires du Soudan, d’Erythrée et d’Afghanistan, doivent demeurer dans des gymnases pendant quelques jours. « Quinze jours maximum », précise-t-on à la préfecture des Hauts-de-Seine. Le temps pour les travailleurs sociaux d’examiner leur situation administrative et de les orienter vers des Centres d’accueil et d’orientation (CAO). Une fois dans ces structures, ils pourront préparer leur demande d’asile.

Jacqueline Belhomme, la maire (PCF) de Malakoff, a rendu visite mardi, en début d’après-midi, aux 21 hommes installés dans les dortoirs du centre des sports René-Rousseau. « Des Afghans et un Pakistanais, âgés de 25 à 30, pris en charge par l’Armée du salut », précise-t-on à l’hôtel de ville.

 

A Issy-les-Moulineaux, la municipalité a déplié 120 lits pour autant d’occupants dans le gymnase Jules-Guesde, administré là aussi par l’Armée du salut.

Les maires pas prévenus

A Châtenay-Malabry, le campus de l’école d’ingénieurs Centrale voit sa population croître avec l’arrivée de 100 migrants. « Le préfet m’a garanti qu’ils ne doivent pas rester plus de quinze jours », précise Georges Siffredi. Le maire (LR) déplore que personne ne l’ait prévenu. Même regret à Malakoff. « En novembre, la préfecture nous avait sollicités en amont, signale Jacqueline Belhomme. Nous avions pu mieux nous préparer. »

Ces dernières semaines, une population de plus de 1 600 personnes avait élu domicile et vivait dans des conditions d’hygiène déplorables dans le nord de la capitale, autour du centre humanitaire de la Chapelle. Ouvert en novembre dernier, à la suite de l’évacuation du bidonville de la place Stalingrad, ce lieu est dimensionné pour recevoir 400 pensionnaires.

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