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L’armée philippine se heurte à la violence des sympathisants de l’Etat islamique dans le sud du pays. Les combats ont déjà fait plusieurs morts ces derniers jours. Mardi, ils ont saccagé la ville de Marawi, obligeant le président Rodrigo Duterte à décréter le régime d’exception dans toute la région de Mindanao, au sud de l’archipel. 

Les combattants islamistes sont retranchés dans des immeubles résidentiels, ont placé des bombes artisanales dans les rues et ont pris une quinzaine de catholiques en otages. Un chef de la police a aussi été capturé et décapité. Une grande partie des 200.000 habitants de la ville ont pris la fuite.

Les combats de Marawi ont éclaté après un raid des forces de sécurité contre une cache supposée d’Isnilon Hapilon, considéré comme le chef de l’EI aux Philippines. Les Etats-Unis, qui présentent Isnilon Hapilon comme un des terroristes les plus dangereux du monde, ont mis sa tête à prix cinq millions de dollars. D’après des sources militaires de l’AFP, les djihadistes ne sont que 50 ou 100, mais ils résistent à l’armée. Lors de l’opération de mardi, des dizaines de combattants sont accourus pour repousser les forces de sécurité, avant de semer le chaos en brandissant des drapeaux noirs de l’EI.
Ils ont également pris d’assaut deux prisons et une centaine de détenus sont désormais en cavale, d’après Mujiv Hataman, gouverneur d’un district musulman autonome qui comprend Marawi. Les islamistes ont incendié de nombreux bâtiments, y compris une église et une université. Face à cette situation et pour « protéger la population », Rodrigo Duterte a menacé mercredi d’étendre la loi martiale à tout le pays. […]

Le JDD

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