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Publié par des-patriotes-de-france

Le président du parti souverainiste Debout la France pense avoir trouvé la solution pour tenir à l'écart les Français revenus du djihad.

Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr
 
 
 
 
 
 
 
 

Aux yeux du député-maire de l'Essonne, les "fous furieux" partis faire le djihad puis rentrés sur le sol français méritent une "justice d'exception". Interrogé sur Sud Radio jeudi, Nicolas Dupont-Aignan a assuré qu'il était "du devoir de la Nation de mettre en oeuvre des mesures précises". Il faut, selon lui, "interdire de revenir" à ceux qui sont partis combattre en Irak ou Syrie. "Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne veut pas mettre en oeuvre la déchéance de nationalité pour les binationaux, cela devrait être automatique", a-t-il lancé après s'être dit "surpris par le décalage entre le numéro vert pour les parents qui ont un soupçon, les cellules pseudo-psychologiques pour le retour, et l'ampleur du défi".

Autre suggestion "qui, je sais, va faire hurler, mais ça m'est égal : je considère que quand un Français se livre au djihad, il doit à son retour en France être assigné à résidence et éloigné". "Je propose qu'on rétablisse à Cayenne un centre de détention qui permette d'isoler ces fous furieux". "Je ne propose pas le rétablissement du bagne", a-t-il précisé, mais "un centre de détention". Un Guantanamo à la française ? lui demande-t-on. "Dans des conditions humaines, sous le respect de la justice", a répondu l'ancien candidat à l'Élysée.

"Il faut envoyer un message très clair : si vous partez là-bas, vous ne reviendrez pas dans les mécanismes habituels de notre justice." Pour lui, il s'agit "de haute trahison. C'est un acte de guerre contre la France". "Pas le voyage retour dans le laxisme judiciaire que l'on connaît", a-t-il insisté.

La Guyane française a accueilli plusieurs bagnes où furent détenus notamment des communards, Alfred Dreyfus, mais aussi des prisonniers de droit commun. La déportation à Cayenne fut supprimée après la Première Guerre mondiale. La députée (apparentée PS) de ce département d'outre-mer, Chantal Berthelot, s'est "indignée" des propos de Dupont-Aignan et a "condamné cette proposition" qui stigmatise la Guyane comme "une colonie pénitentiaire". "En aucun cas, la Guyane et sa population ne sont des apatrides ou des Français de seconde zone", a souligné Berthelot dans un communiqué, rappelant que la Guyane est "une région en devenir, qui héberge la plus grande biodiversité de la France et qui permet aux citoyens français d'avoir accès à la technologie" grâce au centre spatial de Kourou.

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