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Publié par des-patriotes-de-france

Jawad Bendaoud : «Je ne suis plus dans le dossier du 13-Novembre»

Jawad Bendaoud, le «logeur de Saint-Denis», était jugé à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour l’incendie de sa cellule. Son cas a été disjoint de celui des autres protagonistes du projet d’attentats ayant frappé Paris le 13 novembre 2015.

Cette fois, Jawad Bendaoud a laissé les insultes au vestiaire. Lui qui était arrivé en janvier au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) comme une furie au point d’être renvoyé de son propre procès semble désormais s’être assagi. Il était jugé jeudi pour avoir incendié sa cellule à Villepinte en septembre 2016, copieusement insulté les surveillants et détenu un téléphone pourtant interdit.

Rien à voir avec le sang qui a coulé 13 novembre 2015, même si celui que la France entière connaît comme le logeur du commando de Daech qui avait trouvé refuge à Saint-Denis y fait référence à longueur de procès. «Je n’ai rien à voir avec le djihad, le terrorisme et je n’ai jamais approuvé les actes du Bataclan», persiste cet homme de 30 ans, dont près de dix passés derrière les barreaux.

Le dossier du 13-Novembre mis de côté

Certes, il coupe la parole à la procureur pendant ses réquisitions, en lui demandant «d’arrêter [son charabia]», mais il continue de clamer son innocence avec davantage de modération. Et un argument de plus : «Je ne suis plus dans le dossier du 13-Novembre», indique-t-il en pleine audience.

Ses avocats, Mes Cullin, Nogueras et Dubs, ont obtenu que les faits reprochés à Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah, 27 ans, et à un frère d’Hasna Aïtboulahcen, la cousine d’Abaaoud qui avait trouvé le logement de Saint-Denis et est morte à ses côtés dans l’assaut des forces de l’ordre, soient instruits séparément. Ils sont suspectés d’avoir servi d’intermédiaires aux terroristes qui cherchaient un abri.

L’ordonnance de disjonction — conforme aux réquisitions du parquet de Paris — a été signée le 28 avril. «Cette disjonction crée une distance avec les auteurs des attentats du 13-Novembre», se satisfait Me Julien Dubs, l’avocat de Soumah.

Six mois de prison supplémentaires

Aux juges désormais d’apprécier s’il convient de les renvoyer devant un tribunal correctionnel ou devant une cour d’assises. «Ils seront jugés séparément des auteurs des attentats», résume une source judiciaire. Jeudi soir, Jawad Bendaoud est retourné à l’isolement à la maison d’arrêt de Villepinte, avec six mois de prison supplémentaires pour l’incendie de sa cellule. Mais il a quitté la salle d’audience en se fendant d’un «merci». Le parquet avait requis le double.

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