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Publié par des-patriotes-de-france

L'imam, considéré comme proche de la mouvance salafiste, a été remplacé. - AFP

L'imam, considéré comme proche de la mouvance salafiste, a été remplacé. - AFP

Ses portes étaient closes depuis novembre 2016. La mosquée de Stains, en Seine-Saint-Denis, va pouvoir rouvrir. Le ministère de l'Intérieur a abrogé l'arrêté visant à fermer le lieu de culte, considéré jusqu'alors comme un lieu influent de la mouvance salafiste. La mosquée Al Rawda avait notamment été fréquentée par plusieurs jihadistes ou candidats au jihad, dont certains sont soupçonnés d'être les instigateurs des projets terroristes sur le sol français.

"Nous avons un regret, exprime à BFMTV.com Me William Bourdon, avocat des responsables du lieu de culte. Une judiciarisation précipitée a été préférée au dialogue que les représentants de la mosquée ont toujours initié et auquel ils était prêts dès le départ."

Après la confirmation de sa fermeture à deux reprises par des juridictions différentes, le Centre culturel franco-égyptien, l'association en charge de la mosquée de Stains, a pris plusieurs "mesures" pour obtenir la réouverture des lieux, précise la Place Beauvau. A commencer par se séparer de l'imam considéré comme radical qui officiait, Hatem Rounzo. "D’après diverses notes des services de renseignement, il incitait au djihad 'en aparté', ou appelait à faire des 'douas' (invocations) pour les 'frères syriens', considérés comme des allusions aux combattants de l’EI (l'Etat islamique, soit Daesh, NDLR)", détaille Le Monde. Pour le remplacer, des imams jugés modérés ont été recrutés.

Imam radical

En plein état d'urgence, la préfecture de Seine-Saint-Denis avait pris un arrêté, daté du 2 novembre 2016, ordonnant la fermeture administrative de la mosquée Al Rawda à Stains. A l'instar d'une vingtaine d'autres en France. Cette décision a été contestée par le président de l'association Centre culturel franco-égyptien, Salih Attia. Une première procédure en référé-liberté - une procédure d'urgence - avait été engagée début décembre devant le tribunal administratif de Montreuil, qui avait confirmé la fermeture. La juridiction avait reproché d'avoir laissé la parole à un imam qui "tenait ouvertement des prêches radicaux", mais aussi de compter parmi ses anciens fidèles "de très nombreux individus jihadistes".

Cette décision a été confirmée le 20 janvier par le Conseil d'Etat, qui a rejeté la requête de l'association visant à faire rouvrir les lieux. La plus haute juridiction administrative française a considéré que "compte tenu de la gravité des troubles constatés dans cette mosquée", et ce alors qu'elle était "devenue un lieu de rassemblement prônant un islam radical et appelant à la violence",  les portes du lieu de culte devaient rester closes.

Fréquentés par les "voix" de Daesh 

"Cette mosquée est ensuite devenue un lieu de rassemblement identifié pour les individus radicaux ou en cours de radicalisation", précise également le Conseil d'Etat alors que Fabien Clain, la "voix" de Daesh lors du 13-Novembre, et Adrien Guihal, auteur de la revendication de l'attentat de Magnanville, ont fréquenté l'endroit. Le président de l'association de la mosquée, lui, a toujours assuré ne pas être au courant des prêches radicaux de son imam. "Un risque inutile a été pris en stigmatisant cette mosquée, déplore Me Bourdon. Mes clients ont pris très vite des mesures en se séparant de cet imam dont le discours est très loin de qu'est l'âme de la mosquée."

Pour obtenir la réouverture, l'association a équipé la mosquée d'"un système de vidéo-protection" pour contrôler l'utilisation des lieux et "prévenir la constitution de groupes incontrôlés susceptibles de diffuser des messages radicaux". Une équipe va également être chargée de détecter "les comportements et expressions contraires aux valeurs de la République", précise le communiqué du ministère de l'Intérieur. Toutefois, les responsables de la mosquée Al Rawada devront procéder à "une régularisation de son dossier d'accessibilité et de sécurité incendie" pour pouvoir rouvrir.

 

 

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