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Publié par des-patriotes-de-france

Rouen : Pascal Darmon, juif égorgé par un ivoirien musulman « déséquilibré »

« Je vais tous vous tuer » : qui est le tueur présumé de Pascal Darmon, ex-président du FC Rouen ?

L’auteur présumé du meurtre de Pascal Darmon, gérant de la cave Le Sens des Vins à Rouen, a été interpellé mardi 16 mai. Il a été interné en hôpital psychiatrique. Qui est-il ?

L’ancien président du Football Club de Rouen et gérant de la cave Le Sens des Vins, Pascal Darmon, a été tué de plusieurs coups de couteau à la gorge, dans son magasin, mardi 16 mai 2017. L’auteur présumé du crime a été interpellé à son domicile, quelques instants après le drame. Qui est cet homme âgé de 33 ans ? Pour quelle raison aurait-il tué ce commerçant ?

Aucune autre interpellation n’est envisagée par les enquêteurs : le suspect aurait donc agi seul. L’auteur présumé du meurtre de Pascal Darmon, de nationalité française, est né en Côte d’Ivoire, précise une source judiciaire à Normandie-actu. Il résidait seul au troisième étage de l’immeuble situé juste en face du Sens des Vins, rue Alsace-Lorraine, à Rouen.

Né en 1984, ce Rouennais n’est pas connu des services de police et son casier judiciaire ne fait état d’aucune mention. « Au moment de son interpellation, il n’avait pas l’air cohérent. Reste à savoir s’il était sous l’emprise de l’alcool, d’une drogue ou autre », précise une source judiciaire à Normandie-actu.

Le suspect a été placé en garde à vue pour « homicide volontaire », mais n’a pas pu être entendu par les enquêteurs. Un arrêté préfectoral d’hospitalisation sans consentement a été pris à son encontre. Il a été interné à l’hôpital psychiatrique de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la nuit du 16 au 17 mai.

Il devrait être entendu à l’issue de sa sortie de l’hôpital pour permettre aux policiers de comprendre ce qui a motivé cette rage.

Le suspect parlait « d’un complot dans l’immeuble »

Des propos incohérents, le suspect en tenait également auprès de ses voisins. Une semaine avant son arrestation, mardi 16 mai, il est venu frapper chez Justin : « Il avait des propos bizarres, il m’a paru bizarre », confie-t-il à Normandie-actu. L’homme de 33 ans s’entête à réclamer, au jeune homme et son colocataire, qu’ils « le laissent faire ce qu’il veut chez lui ». Sans pour autant que les deux jeunes hommes n’aient dit quoique ce soit. « Il nous a dit qu’il savait qu’on travaillait au CHU, que quelqu’un qu’il connaissait nous avait entendu parler de lui », se souvient Justin, étudiant en médecine comme son colocataire.

D’après nos informations, l’homme, présent depuis peu dans l’appartement enregistré au nom de sa mère, s’en serait pris à d’autres voisins. Lundi 15 mai 2017, la veille de la mort de Pascal Darmon, il tambourine à la porte de Justine, à 6h45 du matin. La jeune femme ouvre la porte, sans se méfier. Pendant vingt minutes, planté sur le pas de sa porte, le trentenaire lui a parlé « d’un complot dans l’immeuble », raconte Justine.

Il m’a dit que cela faisait des semaines qu’il m’espionnait, qu’il m’écoutait, que la semaine d’avant, je l’avais surveillé, alors que j’étais au Portugal.
L’homme ne la croyant pas, elle doit sortir ses billets d’avion : « Il ne voulait pas partir, il avait des propos schizophréniques », explique l’étudiante en 6ème année de médecine.

L’homme aurait crié : « Je vais tous vous tuer »

Lundi 15 mai au soir, Justine et sa colocataire vont déposer une main courante, pour l’altercation avec leur voisin. Il habite au troisième, elles au quatrième. Justine dit avoir alerté les fonctionnaires de police du danger que représentait l’homme. « Je savais que ça allait mal tourner », confie-t-elle auprès de Normandie-actu. La nuit du lundi 15 au mardi 16, Justine a mal dormi : « J’ai appelé les urgences psychiatriques, pour savoir quoi faire s’il revenait ».

La porte du suspect a été défoncée pour permettre son interpellation, sans résistance de sa part. (©SL / Normandie-actu)

Le soir du meurtre de Pascal Darmon, mardi 16 mai, son voisin s’est réfugié dans l’immeuble : « C’est après nous qu’il en avait ». En remontant dans le bâtiment, il ne se serait pas directement enfermé dans son appartement. « Il a remonté les escaliers en criant : « Je vais tous vous tuer », m’a expliqué ma voisine de palier. » Justine n’était pas dans son logement, mais à l’extérieur. « J’ai prévenu le GIGN (sic) de ses problèmes psychiatriques », raconte-t-elle, s’estimant chanceuse :

J’étais censée être chez moi, mais je suis partie faire des courses…
Calfeutrée dans son appartement, la voisine de Justine est protégée par sa porte d’entrée, blindée. « Il a essayé de défoncer sa porte », raconte Justine, à qui sa voisine s’est confiée. « Elle était au téléphone avec son fils qui était à l’extérieur et la tenait au courant de l’évolution des policiers », répète-t-elle. Quand la police a fait irruption dans le hall de l’immeuble, le suspect « s’est affolé et est rentré chez lui ». Il n’a pas opposé de résistance à son interpellation : « Aucun policier n’a été blessé », a confié le procureur de la République de Rouen à Normandie-actu.

Le père de Justine, lui, ne compte pas en rester. Il regrette que la main courante de sa fille n’ait « pas été prise au sérieux » par les agents de police auprès desquels elle a déposé sa main courante, lundi 15 mai. « Je vais envoyer un courrier », assure Bertrand. Médecin de profession, il en est certain : Si ce n’était pas le gars (Pascal Darmon, ndlr) qui y passait, ça aurait été ma fille.

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