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Publié par des-patriotes-de-france

Selon l’Insee, le chômage est la préoccupation numéro un des Français. Une constante depuis dix ans. Cette courbe est l’obsession des politiques et le sujet revient inlassablement d’élection en élection.

La logique voudrait que les demandeurs d’emploi, principales victimes de la précarisation, se positionnent sur un programme et le défendent. Or, en Sambre-Avesnois comme en France, l’abstention a atteint des records, que ce soit lors de l’élection présidentielle ou des législatives. Quand en parallèle sur le front de l’emploi, la situation ne s’améliore pas. À la sortie des agences Pôle emploi de Maubeuge, l’heure était plutôt à la résignation, ce lundi. «  On est désabusés, reconnaît Ahmed, un Finésien. L’homme n’est plus représenté dans la société. L’entreprise passe avant.  » «  Ça fait six ans que je cherche du travail, s’assombrit Gaëtan. J’ai eu des formations, mais beaucoup de patrons m’ont dit : c’est la crise, on n’embauche pas. » Alors lui non plus n’est pas allé voter : «  Les politiques vous promettent monts et merveilles, mais pour nous les jeunes, il n’y a rien qui change.  »

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Instauration d’une allocation chômage universelle, ouverture des droits aux salariés qui démissionnent, réduction des cotisations sociales pour augmenter les salaires nets... Pêle-mêle, quelques propositions de l’ex-candidat Macron. Parmi les chômeurs que nous avons interrogés, rares sont ceux qui ont pris connaissance de ce programme, alors que le président Macron prépare désormais sa réforme du Code du travail. 

Après la résignation, c’est même l’indifférence qui domine : «  Je ne savais pas qu’il fallait aller voter, je n’ai rien reçu  », s’excuse Sabrina, une jeune Jeumontoise. «  Je n’ai pas de voiture et on m’a dit que le bureau de vote était à trente minutes à pied  », rechigne Alexandra. David, de Maubeuge, ne se sent que «  légèrement concerné  ». Licencié par Caterpillar en Belgique, il cherche à conserver son avantageux statut fiscal de travailleur frontalier. Alors, le chômage en France... Sylvie n’avait jamais voté, mais elle s’y est subitement mise cette année. À cause d’une mésaventure : «  Je cherchais du travail dans une mairie, mais quand ils ont vu que je n’avais pas voté, ils m’ont envoyée balader !  » Sur un CV, l’assiduité aux urnes aurait donc le mérite d’enrayer à la fois l’abstention et le chômage. Avis aux démocrates et aux économistes...

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