compteur gratuit

Publié par des-patriotes-de-france

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHRONIQUE – Pour l’instant, Jean-Luc Mélenchon joue habilement de son verbe et de sa main de fer. Mais cela ne durera pas.                                                                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cartes se suivent et se ressemblent. Les candidats d’En marche! ont remis leurs pas dans ceux de la carte socialiste (élus en masse dans l’ouest de la France, comme la majorité d’Hollande en 2012) ; les Républicains ont trouvé refuge dans leurs terres habituelles de Normandie, d’Alsace-Lorraine ou de Champagne ; le FN a réussi à arracher huit sièges dans ses fiefs du Nord-Est et du Sud-Est. Il en est de même pour les candidats de La France insoumise, qui sont soumis comme les autres à certaines lois politiques.

L’extrême gauche a donc renoué avec les anciennes terres communistes. La ceinture rouge d’antan est plus rouge que jamais. La Seine-Saint-Denis a donné quatre députés à Mélenchon sur ses dix-sept élus. Tout se passe comme si La France insoumise était le deuxième nom du PC et permettait de corriger un peu la décadence du «Parti» depuis trente ans.

Mélenchon en sait quelque chose, qui a choisi de se faire élire dans une vieille circonscription communiste de Marseille qui avait été subtilisée par le socialiste Menucci. Mais si les couleurs politiques se ressemblent, les électeurs ne sont plus les mêmes. Les ouvriers ont déserté depuis longtemps ces banlieues où le logement social a été investi par une arrivée massive d’immigrants.

Les populations d’ouvriers, d’employés, ont fui ces banlieues et pris l’habitude de voter pour le Front national. La ceinture rouge a désormais des reflets verts, la couleur de l’islam.

La France insoumise, et c’est tout le talent de Mélenchon et de ses candidats, a réussi dans les urnes la jonction entre les jeunes diplômés prolétarisés des métropoles et la population issue de l’immigration arabo-musulmane, jonction dont rêvait Nuit debout au printemps dernier. Mais ce rassemblement est fragile. L’électorat juvénile des banlieues vote peu et rarement. On l’a vu en Seine-Saint-Denis, où la participation s’est encore plus effondrée que dans le reste de la France.

Il y a loin de l’irréligion marxisante de l’extrême gauche à la ferveur religieuse souvent ostentatoire des populations musulmanes. Le dernier à en avoir fait les frais fut Besancenot et ses amis trotskistes qui ont explosé sur des candidates voilées rejetées violemment par les militants «de souche».

Pour l’instant, Mélenchon joue habilement de son verbe et de sa main de fer. Mais cela ne durera pas. Déjà, la campagne à Evry contre Manuel Valls de la candidate de La France insoumise a eu, selon Julien Dray lui-même, de nombreux relents antisémites.

Mélenchon tient son petit monde en ne parlant que de social et en faisant front commun contre les réformes du Code de travail préparées par Emmanuel Macron. Mais là aussi, les divergences affleureront entre l’idéologie étatiste de la petite fonction publique restée fidèle à l’extrême gauche, et l’inspiration entrepreneuriale de nombreux jeunes des banlieues qu’Uber ne rebute pas. D’ailleurs, au premier tour de la présidentielle, Macron, dans ces banlieues, n’était pas loin de Mélenchon. Dans ce vote de métropoles, les différentes gauches se disputent le même terreau électoral, loin géographiquement et politiquement, des classes populaires «émigrées» dans la France périphérique

Source

Commenter cet article