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Publié par des-patriotes-de-france

L’administration Trump a donné toute latitude à la police de l’immigration pour multiplier les reconduites à la frontière. Les arrestations visent de plus en plus les clandestins sans passé criminel. 

 

Dans le budget proposé par l’administration le 24 mai, les défenseurs des sans-papiers n’ont rien vu pour les rassurer : 300 millions de dollars pour embaucher des policiers ; 1,4 milliard pour les opérations d’interpellation et d’expulsion ; 51 379 lits supplémentaires dans les centres de rétention. L’ère des « déportations de masse », craignent-ils, ne fait que commencer. 

 

 

Les policiers sont arrivés dans des voitures banalisées. Il était 4 heures du matin, mardi 6 juin. Julio, ouvrier agricole installé en Californie depuis plus de vingt ans, venait de quitter son domicile pour aller travailler à Selma, à une heure de route de Merced, une cité pavillonnaire de la vallée centrale californienne. Son véhicule a été intercepté avant l’entrée sur l’autoroute. Il était accompagné de sa femme et de sa fille, qui fait aussi les récoltes bien qu’elle n’ait pas 16 ans.

Les agents avaient un mandat d’expulsion, datant de plusieurs années. L’affaire n’a pas traîné. Julio (dont l’avocate souhaite protéger l’identité) a été interpellé et emmené en détention à Fresno. Les policiers ont laissé la voiture, qu’aucune des deux femmes n’était en mesure de conduire, sur le parking du McDonald’s. Ils ont conseillé à l’épouse de se présenter à 9 heures à la prison avec un sac de linge et de l’argent pour le détenu. « Il sera expulsé dans la journée. » […]

Les policiers n’ont pas besoin de la coopération des polices locales, grand sujet de contentieux entre le gouvernement fédéral et les villes « sanctuaires ». Les adresses des « clients » sont dans les dossiers. L’administration Obama avait épargné les immigrants épinglés pour des infractions mineures, à condition qu’ils se soumettent à des contrôles réguliers. Aujourd’hui, il leur arrive d’être arrêtés alors qu’ils sont venus de leur plein gré à leur rendez-vous annuel avec l’immigration. […]

Le Monde

 

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