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Publié par des-patriotes-de-france

Reporters
La France insoumise en perte de vitesse. Le guide suprême en cause ?

Il était devenu une véritable coqueluche au fil des débats, caressant même l’espoir d’être au second tour de la présidentielle, un rêve que certains sondages sortis des urnes avaient accrédité le dimanche 23 avril.

Depuis lors, Jean-Luc Mélenchon n’est plus que l’ombre de lui-même, ne parvenant pas à maintenir l’élan de sa campagne présidentielle dans la perspective des législatives des 11 et 18 juin.

Certes, le leader de la France insoumise ne doit pas trop s’inquiéter pour son sort personnel : parachuté à Marseille dans une circonscription actuellement aux mains des socialistes, il est en tête des intentions de vote pour le premier tour. Il devrait en principe l’emporter au second tour face à la candidate de la République en marche.

La France insoumise n’en est pas moins largement distancée dans les sondages, avec 11,5 % des intentions de vote, soit loin des 19,6 % de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril dernier.

Comment expliquer cette décrue ? Le phénomène n’est pas neuf. Voilà 10 ans, François Bayrou avait obtenu 18,57 % des suffrages au 1er tour de la présidentielle, terminant troisième du scrutin. Quelques semaines plus tard, sa formation politique n’obtenait plus que 7,61 % au premier tour des législatives. Le centre devait finalement se contenter de trois malheureux députés à l’Assemblée nationale, dont François Bayrou et Jean Lassalle, candidat à la présidentielle de 2017.

La France insoumise n’en est pas là, mais devrait obtenir entre 10 et 20 sièges de députés sur 577. "J’appelle les 7 millions de personnes qui se sont regroupées autour du programme dont j’ai été le candidat à se mobiliser et à rester unies" pour faire barrage à Emmanuel Macron, avait-il lancé au soir de la victoire de l’ancien ministre de l’Économie. C’est dire si son appel à se mobiliser contre Emmanuel Macron est tombé à plat.

Sa gestion de l’entre deux tour s’est en fait révélée calamiteuse, Jean-Luc Mélenchon se refusant alors de clairement appeler ses troupes à voter pour Emmanuel Macron pour faire barrage à la présidente du FN Marine Le Pen.

Il s’est révélé être un mauvais perdant et un vieux grincheux, alors qu’il aurait pu s’avouer vaincu avec panache.

Depuis lors, il semble être embarqué dans une politique de la terre brûlée, poursuivant son œuvre de détricotage du Parti socialiste en se présentant contre un député PS à Marseille, plutôt que de continuer à croiser le fer avec Marine Le Pen, comme tel avait été le cas en 2012 à Hénin-Beaumont avec, il est vrai, peu de bonheur. C’est aussi la bisbrouille avec le Parti communiste, dont il a refusé la proposition de listes communes. Sans doute, là encore, pour pouvoir être plus facilement la première force de gauche.

Ses attaques contre l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qu’il a accusé de s’être "occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse" militant écologiste tué en 2014 à Sivens, ne l’ont pas grandi. D’autant que Jean-Luc Mélenchon s’est révélé mesquin dans l’affaire, expliquant qu’il s’était senti "piqué" par Bernard Cazeneuve qui l’avait critiqué pour ne pas avoir clairement choisi son camp dans l’entre deux tours de la présidentielle. "Je me suis senti piqué et ça m’a fait réagir", a-t-il déclaré.

Depuis les beaux jours du mois d’avril, la cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon s’est effondrée de 19 points. Comme quoi le vent peut rapidement tourner en politique.

P.D.-D.

Patrick Dath-Delcambe
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