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Publié par des-patriotes-de-france

Emmanuel Macron (image d'illustration). Marc Chaumeil/Divergence pour l'Express

Libération affirme ce mercredi que le cabinet de Macron, lorsqu'il était ministre de l'Economie, a été impliqué dans l'organisation du voyage sur lequel la justice enquête.

Et revoilà l'affaire Business France, qui colle à la peau d'Emmanuel Macrondepuis plusieurs mois déjà. Début mars, le Canard enchaîné révélait les soupçons de l'Inspection générale des finances quant à un possible délit de favoritisme à propos de l'organisation d'une soirée au CES de Las Vegas lors de la visite d'Emmanuel Macron, le 6 janvier 2016, alors qu'il était ministre de l'Economie.  

Une soirée à 380.000 euros organisée à la demande du cabinet du ministre, qui aurait été confiée à Havas par Business France, un organisme lié à Bercy, et sans appel d'offres comme le veut la loi. Lorsque l'affaire a éclaté, Emmanuel Macron s'est empressé de déminer. Michel Sapin, alors ministre de l'économie, avait volé à son secours assurant que le dysfonctionnement venait de Business France. Une défense fragilisée ce mercredi par les révélations de Libération

Un "contournement des règles"

Selon nos confrères, le cabinet d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, a été impliqué dans l'organisation par Havas de la soirée à Las Vegas pour le compte de Business France. Une affirmation basée sur un audit réalisé par le cabinet d'audit EY que Libération a pu consulter et qui révèle des dysfonctionnements "en cascade". Un audit remis à la ministre le 28 juillet 2016 et qui a dormi de longs mois dans le placard de la ministre. 

Par ailleurs, le quotidien assure que Muriel Pénicaud, actuelle la ministre du travail et directrice générale de Business France au moment des faits, a "validé" certaines des dépenses concernant l'organisation de la soirée ce qui pourrait constituer "un contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. 

Penicaud reconnait "une erreur"

Dimanche, Muriel Penicaud, reconduite à son poste lors du remaniement gouvernemental effectué la semaine dernière, a expliqué qu'elle n'avait pas envisagé de démissionner, à l'image de François Bayrou ou encore Marielle de Sarnez, en délicatesse avec la justice; une enquête préliminaire a en effet été ouverte le 14 mars. Cela "n'aurait pas eu de sens puisque c'est moi qui a alerté sur ce sujet d'erreur de procédure dans un marché public, et demandé un audit indépendant, ce que l'IGF a confirmé par la suite", a-t-elle assuré.  

Interrogée sur RTL ce mercredi, Muriel Penicaud a reconnu "une erreur de procédure". "Cela peut arriver sur 500 [événements] par an. J'ai immédiatement déclenché une audition et l'inspection générale des finances a confirmée que j'avais pris les bonnes mesures" a-t-elle assuré, se défendant d'avoir voulu étouffer l'audit, resté dans un placard pendant 6 mois. "C'est une blague", s'est-elle insurgée.  

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